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Des chercheurs finlandais se donnent pour défis de remplacer des Datacenters par des Smartphones

Des chercheurs finlandais se donnent pour défis de remplacer des Datacenters par des Smartphones
24 mai
16:57 2017

Un smartphone aujourd’hui intègre une plus grande puissance de calcul que les ordinateurs employés par le programme spatial Apollo de la NASA. Dans le même temps, l’internet des objets apporte la connectivité à un nombre croissant d’appareils, des téléviseurs intelligents aux réfrigérateurs.

À présent, des chercheurs de l’université de Helsinki, en Finlande, veulent exploiter toutes ces ressources de calcul dans un projet appelé Ubispark, qui utilise des appareils intelligents à des fins de calcul distribué économe en énergie. L’objectif d’Ubispark est de créer des clusters de calcul locaux composés de téléphones et d’autres appareils intelligents capables d’exécuter collectivement des tâches de traitement des données à grande échelle.

Une heure de calcul consomme environ 10% de l’autonomie de la batterie

“La connectivité est assurée par les réseaux mobiles, qui sont plus largement disponibles que les réseaux fixes dont vous avez besoin pour le cloud computing ou pour avoir votre propre centre de traitements”, indique Eemil Lagerspetz, responsable du projet d’étude, à ZDNet. “Les smartphones que nous avons dans nos poches sont encore plus rapides [que les superordinateurs du passé]. La puissance est là, la connectivité est là, alors pourquoi pas [les utiliser pour des tâches de calcul].”

L’objectif du projet d’étude est d’élaborer une plate-forme mobile qui permet aux smartphones et aux appareils de l’internet des objets d’exécuter des tâches de calcul nécessitant traditionnellement des ordinateurs plus imposants et des centres de traitements.

Les chercheurs d’Ubispark ont découvert que le temps de calcul pour la même tâche avec un cluster de smartphones est plus élevé que celui du serveur, pour seulement 7,2 % de la puissance. Image : Ubispark

Un utilisateur télécharge l’application sur son appareil, choisit pour quels projets scientifiques ou commerciaux il autorisera l’utilisation de son téléphone, ainsi que les conditions, par exemple n’autoriser l’exécution que lorsque le téléphone est connecté à un réseau Wi-Fi ou branché à un chargeur. On estime qu’une heure de calcul consomme environ 10 % de l’autonomie de la batterie. “L’application se connecte ensuite aux projets participants qui veulent déléguer le calcul aux smartphones”, explique Eemil Lagerspetz. “Ces tâches commencent à arriver du cloud vers le téléphone, où elles s’exécutent. Les résultats sont ensuite renvoyés à l’auteur de la tâche.”

90 smartphones pour battre un cluster AWS

En d’autres termes, pendant que votre téléphone est posé bien sagement sur votre bureau, il pourrait être en train d’aider à calculer les prévisions météorologiques ou des alertes sismiques, ou bien de résoudre des problèmes de cryptage. Avant cela, il faut toutefois élaborer la plate-forme de cloud computing mobile. Actuellement, les chercheurs testent leur approche en utilisant neuf téléphones Samsung Galaxy S4 et un téléviseur intelligent LG pour des tâches prédéfinies. Les résultats préliminaires montrent que cette configuration est plus que suffisante pour égaler la puissance de calcul d’un seul serveur.

“Nous avons neuf smartphones qui calculent en parallèle et un serveur qui calcule la même chose et nous pouvons atteindre la même vitesse”, souligne Eemil Lagerspetz.[Par contre] si vous voulez battre un cluster de machines à Amazon, il peut vous falloir dix fois plus de téléphones, soit 90. Si vous travaillez dans une grande entreprise et que vous avez de nombreux employés, il vous suffit d’installer notre application sur leur téléphone et le tour est joué.”

Cette approche est non seulement une alternative rentable à l’exécution de votre propre centre de traitements ou au paiement pour le cloud computing, mais elle est également économe en énergie. D’après Eemil Lagerspetz, les smartphones sont généralement 50 à 90 % plus économes en énergie qu’un serveur. Si son objectif est de créer une plate-forme mobile flexible pour le cloud computing, l’idée de recourir au crowdsourcing pour la puissance de traitement n’est pas nouvelle.

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