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Cameroun : Les raisons de l’interdiction des paiements mobile hors zone CEMAC

Cameroun : Les raisons de l’interdiction des paiements mobile hors zone CEMAC
09 juillet
07:56 2017
Selon la Banque des États de l’Afrique Centrale (BEAC), les paiements de ce type sont réservés aux établissements de crédit.

Le 19 juin 2017, la Banque des Etats de l’Afrique Centrale (BEAC) a interdit les transferts d’argent effectués depuis un téléphone mobile hors de la Communauté Economique et Monétaire de l’Afrique Centrale (CEMAC). En clair, selon les précisions du Quotidien de l’Economie paru le 7 juillet 2017, il n’est plus aujourd’hui possible, jusqu’à nouvel avis, pour un citoyen lambda d’envoyer de l’argent vers le Bénin, le Burkina Faso, la Côte d’Ivoire, la Guinée-Bissau, le Mali, le Niger, le Nigeria, le Sénégal, ou encore le Togo à partir de son compte MTN Mobile Money.

Cette mesure, apprend-on découle de ce que le service de transfert d’argent usité par les opérateurs Orange et MTN occasionne des écarts et irrégularités. Mais surtout, parce que «les opérateurs de téléphonie mobile seraient, en réalité, les véritables émetteurs de monnaie électronique, en assureraient la gestion et procéderaient à des transferts à l’international. De telles actions constitueraient alors une violation grave de l’esprit et de la lettre de la réglementation régissant non seulement l’activité d’émission de la monnaie électronique, mais aussi la réglementation des changes», expliquait Abbas Mahamat Tolli, le gouverneur de la BEAC dans une correspondance datée du 19 juin 2017 et adressée aux dirigeants des banques en activité dans la zone Cemac.
Il s’agit notamment de la banque camerounaise Afriland First Bank, partenaire bancaire sur le produit Mobile Money de la filiale locale de l’opérateur télécoms Sud-africain MTN International, souligne le journal. En Afrique de l’Ouest également, une mesure similaire (interdiction d’effectuer des transferts de fonds entre les pays de l’Union Economique et Monétaire Ouest Africaine (UEMOA) et la France) a été prise depuis le mois de mars dernier par la banque centrale des Etats d’Afrique de l’Ouest les transferts de fonds entre les pays de l’Union monétaire Ouest-africaine et la France de Orange Money. L’interdiction visait «à mettre fin, sans délai, aux opérations de transfert international d’argent qui sont hors du champ des activités qu’elles ont été autorisées à effectuer».

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